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A quel point l'exercice physique est-il bon pour le cerveau

A quel point l'exercice physique est-il bon pour le cerveau

La pratique d’un sport et l’exercice physique au quotidien sont des éléments indispensables de notre bien-être. Bénéfique contre la démence et les troubles cognitifs, réducteur de stress et du taux de mortalité, bon pour la santé cardiovasculaire ou contre l’obésité et le surpoids, l’exercice physique (exercice aérobique) peut aussi améliorer la fonction de la mémoire et maintenir la santé du cerveau à mesure que nous vieillissons. C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée le 4 novembre 2017 dans la revue scientifique Neurolmage.

L’ACTIVITÉ PHYSIQUE INVERSE LE PROCESSUS DE VIEILLISSEMENT CÉRÉBRAL

Des chercheurs du NICM et de la Division of Psychology and Mental Health de l’Université de Sydney (Australie), et de l’Université de Manchester (Royaume-Uni) ont examiné les effets de l’exercice aérobique sur une région du cerveau appelée l’hippocampe. Structure du cerveau des mammifères, l’hippocampe appartient au système limbique. Il se situe dans le lobe temporal médian sous la surface du cortex, et joue un rôle central dans la mémoire, la navigation spatiale, et d’autres fonctions cérébrales.

L’augmentation de volume de l’hippocampe en réponse à l’exercice d’aérobie a été régulièrement observé dans les modèles animaux. Cependant, les preuves provenant d’études humaines sont équivoques. Des chercheurs ont entrepris une revue systématique pour identifier tous les essais contrôlés examinant l’effet de l’exercice d’aérobie sur les volumes d’hippocampe chez les humains, et appliqué des techniques méta-analytiques pour déterminer si l’exercice aérobique a entraîné des augmentations volumétriques.

Situation de l’hippocampe dans le cerveau humain

Les effets induits par l’exercice, empêchent les diminutions volumétriques qui se produisent au fil du temps avec notre vieillissement. Ces résultats fournissent des preuves que les exercices aérobiques peuvent être utiles pour prévenir la détérioration de l’hippocampe liée à l’âge et maintenir la santé neuronale.

LA SANTÉ DE NOTRE CERVEAU DIMINUE AVEC L’ÂGE

Le cerveau moyen diminue d’environ 5% par décennie après l’âge de 40 ans, et des études chez la souris et le rat ont montré de façon constante que l’exercice physique augmente la taille de l’hippocampe, mais jusqu’à présent, les preuves chez l’homme ont été incohérentes.

Les chercheurs ont analysé 14 essais cliniques qui ont examiné les scanners du cerveau de 737 personnes avant et après les programmes d’exercices aérobiques ou dans des conditions de contrôle. Les participants comprenaient un mélange d’adultes en bonne santé, de personnes atteintes d’une déficience cognitive comme la maladie d'Alzheimer et de personnes atteintes d’un diagnostic clinique de maladie mentale ou de troubles mentaux, y compris la dépression et la schizophrénie. Les âges variaient de 24 à 76 ans avec une moyenne d’âge de 66 ans.

Les chercheurs ont examiné les effets de l’exercice aérobique, y compris le vélo stationnaire (vélo d’appartement), la marche et la course sur tapis roulant (jogging sur tapis roulant). La durée des interventions variait de 3 à 24 mois avec une gamme de 2 à 5 séances par semaine. Dans l’ensemble, les résultats ont montré que, même si l’exercice n’avait aucun effet sur le volume total de l’hippocampe, il augmentait significativement la taille de la région gauche de l’hippocampe chez les humains.

L’EXERCICE PHYSIQUE EST L’UNE DES RARES MÉTHODES ÉPROUVÉES POUR MAINTENIR LA TAILLE DU CERVEAU ET FONCTIONNER JUSQU’À UN ÂGE AVANCÉ

Cette étude fournit certaines des preuves les plus définitives à ce jour sur les avantages de l’exercice pour la santé du cerveau. Lorsque vous faites de l’exercice, vous produisez un produit chimique appelé facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), qui peut aider à prévenir le déclin lié à l’âge en réduisant la détérioration du cerveau. « Les facteurs neurotrofiques forment une famille de protéines responsables de la croissance et de la survie des neurones en développement et de l’entretien des neurones matures« .

Enfin, ces nouvelles données montrent que, plutôt que d’augmenter réellement la taille de l’hippocampe en soi, les principaux avantages du cerveau sont dus à l’exercice aérobique qui ralentit la détérioration de la taille du cerveau, en d’autres termes, l’exercice peut être considéré comme un programme de maintenance pour le cerveau.

Parallèlement à l’amélioration du vieillissement « sain » régulier, les résultats ont des implications pour la prévention des troubles neurodégénératifs liés au vieillissement (maladie d’Alzheimer, démence,…), même si des recherches supplémentaires sont nécessaires.


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