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Maladie d'Alzheimer : Une découverte expliquerait pourquoi tant d'essais cliniques étaient un échec

Maladie d'Alzheimer : Une découverte expliquerait pourquoi tant d'essais cliniques étaient un échec

Les stades précoces de la maladie d'Alzheimer se caractérisent par la perte progressive des synapses et l'augmentation des taux de β-amyloïde, entraînant des troubles cognitifs et intellectuels, la démence et finalement la mort.

Des chercheurs ont découvert une boucle de rétroaction positive entre l'accumulation de protéines et les lésions nerveuses qui pourrait être l'explication clé du pourquoi de l'échec de tant d'essais de nouveaux traitements prometteurs contre la maladie d'Alzheimer. Cette découverte majeure faite sur des rongeurs clarifie la relation entre l'accumulation de β-amyloïde et la perte de synapse et fournit des indications pour le développement de traitements susceptibles de prévenir la dégénérescence du cerveau et donc le développement de cette maladie.

 

Des traitements qui ne faisaient qu'amplifier la perturbation ?

Dans cette nouvelle étude, publiée dans Translational Psychiatry, les chercheurs ont découvert que lorsque les β-amyloïdes altèrent une synapse, les cellules nerveuses produisent davantage de β-amyloïdes, entraînant la destruction d'un plus grand nombre de synapses.

«Nous montrons qu'il existe une boucle de rétroaction positive et vicieuse dans laquelle la bêta-amyloïde dirige sa propre production», explique l'auteur principal de l'étude de l'Institut de psychiatrie, de psychologie et de neurosciences (IoPPN). «Nous pensons qu'une fois que cette boucle de rétroaction devient incontrôlable, il est trop tard pour que les médicaments ciblant la β-amyloïde soient efficaces, ce qui pourrait expliquer pourquoi tant d'essais de médicaments contre la maladie d'Alzheimer ont échoué. »

Cette même équipe de recherche a également découvert qu'une protéine appelée Dkk1, qui stimule fortement la production de β-amyloïde, est au centre de ce cercle vicieux. Des recherches antérieures publiées en Novembre 2012 dans Molecular Psychiatry ont identifié Dkk1 comme un acteur central de la maladie d'Alzheimer et, bien que cette protéine soit à peine détectable dans le cerveau des jeunes adultes, sa production augmente avec l'âge. 

Nouvelle découverte, nouvelle cible

En se basant sur ses nouvelles données, les chercheurs ont réorienté leur recherche, pensent que le ciblage de Dkk1 pourrait être un meilleur moyen de stopper l'évolution de la maladie d'Alzheimer en perturbant le cercle vicieux de la production de β-amyloïdes et de la perte de synapses.

Ce qui est important dans cette découverte, c'est que les chercheurs sont peut-être maintenant en mesure de bloquer la boucle de rétroaction avec un médicament qui est déjà utilisé au Japon et en Chine pour les accidents vasculaires cérébraux. Il a été démontré de manière convaincante que ce médicament peut protéger les synapses et la mémoire chez des modèles animaux d’Alzheimer, tout en diminuant la quantité de β-amyloïdes dans le cerveau.

Les chercheurs ont noté que chez les souris conçues pour former de grands dépôts de β-amyloïde dans leur cerveau à mesure qu'elles avancent dans l'âge, seulement deux semaines de traitement test (traitement contre les accidents vasculaires cérébraux) réduisaient significativement les dépôts du peptide destructeur, le β-amyloïde.

Cette équipe cherche actuellement des fonds pour mener un essai sur les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer au stade précoce afin de déterminer si le traitement test améliore la santé du cerveau et prévient le déclin cognitif. En plus d'être un médicament sûr, la molécule testée semble pénétrer dans le cerveau en quantité suffisante pour potentiellement être un traitement efficace contre les β-amyloïdes. 

Pour la suite, les chercheurs vont centrer leur énergie à faire avancer cet essai clinique dans les plus brefs délais chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer au stade précoce.

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