Vaccination : Des avancées majeures en Algérie
17 Juin 2026
Réunis en journée d’étude à Alger sous l’égide du ministère de la Santé, experts et praticiens ont évalué les résultats d’un Programme élargi de vaccination devenu un modèle d’équité. Un rendez-vous scientifique axé sur le maintien d’une couverture maximale et l’introduction de nouvelles solutions thérapeutiques.
À l’occasion de la Journée nationale de la vaccination, célébrée ce 17 juin, le ministère de la Santé a dressé un bilan plus que positif du Programme élargi de vaccination (PEV), tout en traçant les contours de ses ambitions futures. Organisée à Alger sous le slogan « Préserver les acquis et protéger les générations futures », une journée d’étude a réuni le mercredi passé des experts, universitaires et professionnels du secteur pour évaluer la politique vaccinale du pays et scruter ses prochains défis, à commencer par l’introduction imminente du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV).
Cette rencontre a été marquée par l’annonce de l’intégration du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) au calendrier national de vaccination, à partir de l’année scolaire 2026-2027, une mesure destinée à renforcer la prévention des cancers liés à ce virus.
L’édition 2026 s’est distinguée par une forte projection vers l’avenir. Au cœur des débats scientifiques, l’immunisation des femmes enceintes et des adultes a occupé une place de choix, mais c’est surtout l’introduction programmée du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) qui a capté l’attention. Qualifié d’avancée majeure par les spécialistes, ce sérum, arme de pointe dans la prévention des cancers du col de l’utérus, figure désormais parmi les priorités absolues de la nouvelle stratégie nationale de prévention.
La vaccination régie par le PEV
Dr. Fazia Mahiout souligne que le taux de vaccination contre la poliomyélite « a atteint 97 % lors de la dernière campagne nationale ». L’Algérie, ajoute-t-elle, adopte « une stratégie globale qui implique différents secteurs ministériels ainsi que les partenaires internationaux (UNICEF et OMS), avec pour objectif d’atteindre zéro enfant non vacciné », se félicitant, à ce propos, « des efforts des équipes médicales » qui parcourent des centaines de kilomètres pour vacciner les enfants à domicile, notamment dans le Grand Sud et les zones enclavées. Rappelons dans ce contexte qu’en Algérie, la vaccination est régie par le Programme Élargi de Vaccination (PEV), dont le calendrier a été actualisé récemment avec l’appui de l’UNICEF.
Les vaccins obligatoires et universels, contre la Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Coqueluche, Hépatite B, entre autres, sont prodigués gratuitement dans les structures publiques. Le Calendrier national des enfants, notamment, comprend des vaccins qui sont administrés dès la naissance avec des rappels réguliers jusqu’à l’âge scolaire pour garantir l’immunisation collective. Dans la catégorie voyageurs et vaccins spécifiques, la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs arrivant d’une zone endémique et contre la polio pour les voyageurs séjournant plus de 4 semaines dans certains pays ou régions d’Afrique/Asie.
L’UNICEF salue « les acquis réalisés par le système de santé algérien »
D’une façon générale, l’évolution de la vaccination dans notre pays s’est accélérée pour intégrer les standards de prévention internationaux, surtout après le lancement de la campagne nationale contre la poliomyélite fin 2025, début 2026 et la préparation de l’introduction du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) prévue pour la rentrée 2026-2027. De son côté, la représentante de l’UNICEF, Katarina Johansson, salue « les acquis réalisés par le système de santé algérien, ainsi que le décret historique de 1969, qui a posé des bases solides ayant permis d’éradiquer la poliomyélite sauvage, le tétanos maternel et néonatal, le paludisme et, plus récemment, le trachome, en l’espace d’une seule génération ».
