sante-dz - Actualités - spondylarthrite ankylosante

Spondylarthrite ankylosante

Spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite ankylosante est une inflammation chronique des articulations, caractérisée par une atteinte du rachis et du bassin. Elle se manifeste par des poussées douloureuses entrecoupées d’accalmies. Elle peut parfois évoluer vers un enraidissement des articulations touchées.

Le début de la maladie se situe en général entre 18 et 35 ans et est exceptionnel après 50 ans. Il existe une nette prédominance masculine avec une atteinte de 9 hommes pour une femme. Il existe aussi un caractère familial avec la présence d’un antigène HLA B 27.

Quels sont les symptômes de la spondylarthrite ankylosante ?

Il existe trois signes rhumatologiques majeurs : l’atteinte axiale, l’atteinte des articulations périphériques et l’atteinte de l’insertion des tendons.

L’atteinte axiale désigne l’inflammation des ligaments de la colonne vertébrale, des articulations sacro-iliaques (articulations situées dans les fesses entre l’os iliaque et le sacrum) et de la partie antérieure de la cage thoracique (articulations sterno-costales). L’atteinte rachidienne se manifeste par des douleurs lombaires, dorsales ou cervicales de rythme inflammatoire (à prédominance nocturne, avec un dérouillage matinal) avec un enraidissement progressif. Pour objectiver cette raideur votre médecin prendra différentes mesures sur chaque partie de votre rachis. L’atteinte des sacro-iliaques se manifeste par des douleurs inflammatoires des fesses, uni ou bilatérale, pouvant irradier à la face postérieure des cuisses et augmentées à la simple pression ou à l’appui monopodal. L’atteinte des articulations sterno-costales se manifeste par des douleurs inflammatoires de la paroi antérieure du thorax pouvant diminuer votre capacité respiratoire. Pour objectiver cet enraidissement votre médecin mesurera votre ampliation thoracique.

La spondylarthrite ankylosante est 3 fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme, et elle se développe surtout entre 20 et 40 ans. La cause de la spondylarthrite ankylosante est inconnue, mais la maladie tend à apparaître lorsqu’il y a une prédisposition familiale, suggérant que la génétique y est pour quelque chose. La spondylarthrite ankylosante est 10 à 20 fois plus fréquente chez les personnes dont les parents ou les membres de la fratrie sont atteints. Le gène HLA-B27 est présent chez 90 % des personnes d’origine ethnique blanche atteintes de spondylarthrite ankylosante, mais il peut être également présent chez 10 % de la population générale selon l’origine ethnique. Cependant, le fait d’être porteur du gène HLA-B27 ne signifie pas qu’une personne présente ou développera une spondylarthrite ankylosante. Par exemple, seulement 50 % des vrais jumeaux présentent tous deux la maladie, ce qui signifie que des facteurs environnementaux inconnus peuvent également jouer un rôle.

Diagnostic de la spondylarthrite ankylosante

  • Radiographies
  • Analyses de sang
  • Parfois, imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • Critères établis

Le diagnostic de la spondylarthrite ankylosante se base sur la symptomatologie, les antécédents familiaux du trouble et les radiographies de la colonne vertébrale, du bassin et des articulations touchées. Bien que ce ne soit pas systématique, les radiographies montrent une usure (érosion) de l’articulation entre la colonne vertébrale et l’os de la hanche (articulation sacro-iliaque) et la formation de ponts osseux entre les vertèbres, aboutissant à la raideur de la colonne vertébrale (sacro-iliite). Chez certaines personnes, la sacro-iliite n’est pas visible à la radiographie, mais peut être détectée avec une IRM du bassin ou du rachis.

Des analyses de sang sont effectuées pour déterminer la vitesse de sédimentation (VS), un examen mesurant la vitesse à laquelle les globules rouges se déposent au fond d’une éprouvette de sang, et également pour déterminer le taux de protéine C-réactive, et parfois la présence du gène HLA-B27. Des taux élevés de VS et de protéine C-réactive indiquent une inflammation, mais peuvent ne pas indiquer la sévérité du trouble. Les personnes peuvent avoir le gène HLA-B27 sans être atteintes de spondylite. La présence du gène HLA-B27 augmente le risque de spondylarthrite ankylosante, mais ne confirme pas le diagnostic.


Sur le même thème


Publicité
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site, mais nous ne sauvegardons pas de données personnelles. Continuer.