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Toujours envie d’uriner: la pollakiurie
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Toujours envie d’uriner: la pollakiurie

De fréquents passages à la salle de bains pourraient être tout ce qu’il y a de plus normal… mais aussi indiquer quelque chose de grave. Le terme "pollakiurie" ou "vessie hyperactive" signifie un besoin d'uriner trop fréquemment (plus de 7 fois dans la journée), parfois plusieurs fois par heure. En cause : le muscle pelvien, qui se situe au niveau inférieur de la vessie et se contracte trop souvent. C'est un symptôme non une maladie présent dans plusieurs pathologies urinaires. 

La pollakiurie diurne survient essentiellement la journée. Elle est évaluée par la fréquence à laquelle le patient doit se rendre aux toilettes pour uriner. Cette impression est généralement due à une irritation au niveau d'un organe des voies urinaires. Les causes d'irritation sont très nombreuses :

  • inflammation de la vessie appelée "cystite" (classiquement nommée "infection urinaire"),
  • prostatite, inflammation de la prostate,
  • hypertrophie bénigne de prostate chez l'homme.

Certaines des causes d’un volume accru d’urine diffèrent de celles d’une miction trop fréquente. Toutefois, du fait que de nombreuses personnes qui produisent des volumes excessifs d’urine ont également besoin d’uriner fréquemment, ces deux symptômes sont souvent considérés conjointement.

La pollakiurie nocturne gêne essentiellement la nuit, et se quantifie par le nombre de levers nécessaires pour aller uriner. L'hypertrophie bénigne de prostate se découvre classiquement par cette pollakiurie nocturne.

Parmi les causes : 

- les maladies sexuellement transmissibles (MST). Deux principaux germes sont en cause : Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae (gonocoque), mais d'autres germes sont possibles.
- un diabète avancé et surtout avec une neuropathie diabétique, une pollakiurie peut apparaître à cause d'une atteinte du contrôle neurologique du muscle détrusor.
- l'infection urinaire associée à des brûlures mictionnelles, voire même du sang dans les urines. Le diagnostic est conforme par bandelette urinaire positive et un ECBU.
- une compression du nerf sciatique : l'inconfort et l'hypersensibilisation pelvienne (pouvant aller parfois jusqu'à une anesthésie "en selle" de la zone génitale), peuvent provoquer des troubles urinaires comme une pollakiurie, et une dysurie.
- la ménopause : une pollakiurie peut apparaître à cause d'un problème de commande neurologique de l'appareil urologique, et en particulier du muscle détrusor, muscle lisse situé dans la paroi de la vessie. Lorsqu'il est détendu (la plupart du temps), il permet le remplissage passif de la vessie par l'urine en provenance du rein. Mais en cas de micro-contractions anormales, il peut inciter à uriner plus souvent des quantités plus petites d'urine.
- une mycose vulvaire et/ou vaginale (en particulier a Candida Albicans). Il ne s'agit pas du seul symptôme, une odeur nauséabonde et des pertes pâteuses inhabituelles sont souvent associées. Un prélèvement est nécessaire pour rechercher le champignon en cause.
 


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