Migraine cataméniale
La migraine cataméniale est une migraine provoquée par les changements hormonaux chez les femmes. Elles reviennent tous les mois au moment de la menstruation.
La migraine cataméniale survient généralement pendant les règles ou quelques jours avant. Elle peut aussi survenir juste après l’ovulation.
La crise de migraine hormonale est a priori liée à la chute des oestrogènes en fin de cycle menstruel ou après l’ovulation.
Elle peut aussi venir de la prise d’une contraception hormonale et être aggravée par la fatigue, le stress, ou encore le manque d’hydratation.
Les symptômes de la migraine cataméniale
Les symptômes de la migraine hormonale sont similaires à ceux d’une migraine classique sans aura :
- Maux de tête intenses et pulsatiles, souvent d’un seul côté de la tête (parfois des deux côtés !)
- Nausées et parfois vomissements
- Sensibilité accrue à la lumière (photophobie) et au bruit
- Fatigue intense
Quand une crise cataméniale débarque, on a généralement une seule envie : aller dormir, dans le noir et avec un bandeau sur les yeux, en attendant que ça passe !
Comment soulager une crise de migraine cataméniale ?
Les migraines cataméniales, également appelées migraines menstruelles ou hormonales, ressemblent à des migraines classiques, pouvant être d’assez forte intensité. Pour soulager une migraine cataméniale, vous devez agir comme pour toute migraine :
- vous allonger et vous reposer dans un endroit calme ;
- éventuellement vous mettre dans une pièce sombre si la lumière vous gêne ;
- prendre un antalgique de type paracétamol, ou en l’absence de contre-indication, un anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS) tel que l’ibuprofène ;
- boire de l’eau ;
- se masser les tempes ;
- boire du café car il a un effet vasoconstricteur.
Ces différents gestes pourront vous aider à calmer les symptômes de la migraine cataméniale, mais cela ne fera pas disparaître les crises.
Par ailleurs, les migraines cataméniales peuvent également avoir des symptômes ophtalmiques (troubles visuels, points scintillants, photosensibilité, etc.). Dans ce cas, la prise en charge reste la même.
Les oestrogènes et les neurotransmetteurs
Les œstrogènes modulent l’activité de plusieurs neurotransmetteurs importants comme la sérotonine, le GABA et l’acétylcholine. Leur diminution rapide perturbe cet équilibre neurochimique, ce qui peut favoriser l’apparition de migraines.
Les oestrogènes et la circulation sanguine cérébrale
Les œstrogènes ont un effet vasodilatateur sur les vaisseaux sanguins cérébraux. Leur chute brutale peut entraîner une vasoconstriction suivie d’une vasodilatation réactionnelle, mécanisme impliqué dans la douleur migraineuse.
Les oestrogènes influencent notre sensibilité à la douleur !
La baisse des œstrogènes semble augmenter la sensibilité du nerf trijumeau, responsable de la transmission de la douleur au niveau de la tête. Cela abaisse le seuil de déclenchement des migraines, puisqu’on est en fait plus sensible à la douleur.
Le shift hormonal provoque une inflammation
Les fluctuations hormonales peuvent favoriser la libération de substances pro-inflammatoires au niveau des méninges, contribuant à l’inflammation neurogène caractéristique des crises de migraine.
Les oestrogènes agissent sur l’hippocampe
La chute des œstrogènes affecte le fonctionnement de l’hippocampe, une région cérébrale impliquée dans la régulation du stress et des émotions, pouvant ainsi indirectement favoriser les migraines.
