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La dysorthographie : les conseils de notre orthophoniste
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La dysorthographie : les conseils de notre orthophoniste

 

Après avoir abordé dans un article précèdent le sujet sur la dyslexie et  les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Nous parlerons aujourd'hui de la dysorthographie qui est considérée par les spécialistes comme étant un type des troubles d’apprentissage, ce qui affecte l’enfant dans les premières années de sa scolarité et qui gêne son parcours académique par son incapacité à écrire.

      Qu’est ce que la dysorthographie ?

     La dysorthographie ou  trouble spécifique de l’écriture persistant  de l’acquisition et de maitrise de  l’orthographe, apparait chez l’enfant qui ne présente pas par ailleurs de déficit intellectuel et qui est normalement scolarisé.  Les personnes souffrant de ce trouble font régulièrement des fautes d'orthographe, de conjugaison, de grammaire et d'analyse.

 La dysorthographie est un trouble persistant qui peut s'accompagner ou non de troubles de la lecture.

 

     Les types de la dysorthographie:

1-la dysorthographie dysphonétique :

    *Est une atteinte de la voie phonologique.

    * Une incapacité à transcrire des logatomes (non-mots).

    * Ajouts, inversions de phonèmes.

    *Des confusions sourdes/sonores et une orthographe grammaticale réduite.

 2-la dysorthographie de surface :

    *Elle touche la voie lexicale en gardant intacte la voie phonologique.

    *Les principales erreurs sont  de nombreuses fautes d’usage, des fautes de copie, des erreurs de segmentation, des complications orthographiques.

L’élève commence par une transcription phonologique, puis tente de se référer à son lexique interne défaillant, ce qui entraîne des complications orthographiques. En revanche, la phonétique est respectée.

 3-la dysorthographie  mixte

   *Elle est due à une atteinte des deux voies de lecture ou atteinte d'une voie avec des troubles annexes :

- Atteinte phonologique et mauvaise mémoire visuelle ; 

- Atteinte de la voie lexicale et trouble de la discrimination perceptive.

On constate alors une absence d'orthographe d'usage, des erreurs de segmentation, une mauvaise correspondance phonémico-graphémique.

Ces dysorthographies sont souvent sévères et l’écrit est parfois inintelligible.

 

           Les symptômes: 

  1- Fautes d’orthographe

  2- Une écriture lente, irrégulière et maladroite

  3- Découpages anarchiques des mots avec des mots colles ex un habit « unhabit »

  4- Ajout de lettres ou syllabes

  5- Inversion

  6- Une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des production

  7- Erreurs auditives par substitution entre sons proches 

  8- Mauvaise mémorisation de l’orthographe

  9- Problèmes visuelles

10- Erreurs d’homophones(a/à, vert/vers)

11- Estime de soi diminuée

 

      Les causes :

     La dysorthographie est généralement la conséquence d’un trouble de l’apprentissage. Un enfant dyslexique, par exemple, souffre forcément de ce trouble de l’écriture. Cela dit, il existe également des cas isolés de dysorthographie sans dyslexie.

  La dysorthographie n’est pas un problème psychiatrique. Elle relève plutôt d’un trouble neurologique, mais il est encore difficile de préciser la cause exacte de cette maladie. Quoi qu’il en soit, toute comme la plupart des troubles DYS, elle n’est pas la conséquence d’un niveau d’intelligence inférieur.
  Des études approfondies en neuropsychologie ont permis de réaliser de grandes avancées dans la compréhension du fonctionnement très complexe du langage humain. Elles mettent en évidence un dysfonctionnement de certains réseaux du système nerveux cérébral, responsable de la réception, de l’intégration et du traitement du langage aussi bien oral qu’écrit.

 

   Diagnostic :

    Le diagnostiqué de la dysorthographie à la suite d'un bilan orthophonique complet. Il faut en effet que l'orthophoniste procède à l'évaluation approfondie d'un patient afin de s'assurer que celui-ci ne souffre pas :

  • de  déficience intellectuelle.
  • de  troubles de l'attention.
  • de  difficultés de compréhension.
  • de problèmes moteurs tels qu'ont peut les observer en cas de dysgraphie par exemple.

Et généralement, des examens complémentaires sont aussi menés auprès de divers spécialistes :

  • Un pédiatre 
  • Un neurologue qui détermine l’élément à mettre en œuvre pour venir en aide à chaque patient en fonction de ses difficultés.
  • Un psychomotricien 

    Traitement  de la dysorthographie :

    Le traitement de la dysorthographie débute par un bilan orthophonique permettant tout d'abord de diagnostiquer le trouble.

Au cours de ce bilan, l'orthophoniste peut déceler divers troubles susceptibles d'être associés à une dysorthographie. En effet, la dysorthographie accompagne souvent une dyslexie.

La prise en charge est en effet pluridisciplinaire : elle fait notamment intervenir un orthophoniste, un ergothérapeute et un psychomotricien, qui collaborent pour traiter la dysorthographie.

 

      Conseils :

   1- Permettre à l’élève de consulter son lexique personnalisé, auquel il aura accès lors des évaluations. Dans ce lexique (écrit, par exemple, dans un petit calepin) se trouveront les mots fréquents dont il n’arrive pas à retenir l’orthographe.

    2-Permettre à l’élève de rédiger en utilisant un dictionnaire électronique ou un ordinateur muni d’un correcteur.

   3- Permettre à l’élève qui le désire d’enregistrer les cours. Comme les élèves dysorthographiques ont du mal à écrire les mots et aussi, souvent, à rédiger, la prise de notes de cours est très difficile pour eux. Le fait de pouvoir réentendre un cours leur permet de mieux le mémoriser et de compléter leurs notes, qui sont souvent lacunaires ou en partie illisibles.

     Comme il ne s’agit pas seulement de contourner les lacunes induites par les troubles d’apprentissage, mais aussi de développer chez ces élèves des habitudes de travail efficaces, on facilitera grandement leur prise de notes :

• En inscrivant au tableau le plan de la séance et en cochant successivement les points qui ont été abordés à mesure qu’ils se déroulent.

• En écrivant les mots difficiles au tableau et en laissant aux élèves le temps de les recopier.

 • En distribuant si possible des documents qui résument ou schématisent les notes de cours, ou des notes de cours avec des vides, que les élèves doivent remplir au fur et à mesure.

 • En présentant les notions sous forme de graphiques ou de tableaux, lorsque la matière s’y prête.

• En résumant en quelques mots avec les élèves, à la fin du cours, ce qui a été vu durant celui-ci.

 

Reference: 

1-American Psychiatric Association, DSM-5 : diagnostic and statistical manual of mental disorders, 5ème edition, Washington, D.C., American Psychiatric Association, 2013

2-Mireille Dubois, Julie Roberge, trouble d’apprentissage : « pour comprendre et intervenir au cegep » 2010.

 


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