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Que faire face à une infection urinaire
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Que faire face à une infection urinaire

Qu'est ce qu'une infection urinaire et comment la reconnaitre?

Les infections urinaires sont dues à des germes, qui colonisent les voies urinaires et contaminent les urines. Les infections urinaires sont très fréquentes et peuvent toucher plusieurs organes du système urinaire: la vessie, les reins, l'urètre et la prostate. Les femmes sont plus souvent touchées en raison de leur anatomie par ces infections qui prolifèrent au niveau de la vessie.

Les cystites sont caractérisées le plus souvent par des brûlures lors des mictions (émission de l'urine) et une fréquente envie d'uriner mais avec des urines de faible abondance, parfois par des douleurs abdominales et de la fièvre. La plupart du temps causées par la bactérie intestinale Escherichia coli Les autres bactéries fréquemment retrouvées sont Proteus mirabilis (qui favorise les calculs), Staphylococcus saprophyticus et Klebsiella. Très rarement, les infections urinaires peuvent être dues à des bactéries qui se sont propagées au système urinaire à partir d'une infection située ailleurs dans l'organisme.

Causes et facteurs de risque des cystites

Normalement, l’urine est stérile. Elle contient de l’eau à 96 %, des sels et des composants organiques, mais est exempte de micro-organismes. Cependant, en cas d’infection urinaire, des agents infectieux parviennent à coloniser le système urinaire. L’urine est alors contaminée : c’est en recherchant la présence de bactéries dans l’urine que le médecin confirme le diagnostic d’infection urinaire.

Les facteurs de risque chez l’enfant

Chez l'enfant, une malformation congénitale augmente le risque d'infections urinaires. La malformation peut toucher les voies urinaires même ou la colonne vertébrale (spina bifida).

L'immaturité des voies urinaires chez les nourrissons peut favoriser le développement des infections urinaires du fait d'un reflux vésical.

Les facteurs de risque chez la femme

  • Chez la femme, les causes anatomiques constituent les facteurs de risques principaux, le méat urinaire et l'anus sont plus proches : l'urètre est exposé à la flore périnéale et la contamination par les bactéries intestinales est facile.

L'urètre est plus court et plus large, entraînant ainsi le passage des germes des voies digestives et des voies génitales vers les voies urinaires hautes (vessie, reins). Par ailleurs, les rapports sexuels peuvent entraîner une ouverture de l'urètre, ce qui facilite l'entrée des germes du vagin vers les voies urinaires.

  • Le fait de ne pas uriner juste après les rapports sexuels (pour évacuer les bactéries qui sont entrées dans l'urètre) est un autre facteur important.
  • le fait de retenir trop longtemps son envie d’uriner, garder de l’urine dans la vessie étant une manière de donner le temps aux bactéries de se multiplier.
  • La constipation est un autre facteur favorisant, car la stagnation prolongée de matières fécales dans le rectum est une source permanente d'infestation.
  • Plus rarement, l'infection urinaire est causée par une malformation de l'appareil urinaire (remontée des urines de la vessie vers le rein par exemple) ou gynécologique (brides de l'hymen).
  • Chez la femme enceinte, l'augmentation de volume de l'utérus entraîne une compression des voies urinaires, les modifications hormonales créent un milieu favorable à la prolifération des germes et diminuent les capacités de défenses naturelles contre les infections urinaires.
  • Les femmes ménopausées Les infections urinaires au cours de la ménopause sont liées à des modifications hormonales (diminution du taux d'œstrogènes). Les vaginites fréquentes, la sécheresse vaginale au cours de la ménopause expose également le système urinaire aux agents microbiens.
  • Certaines méthodes de contraception

La pose de diaphragme contraceptif chez la femme facilite le développement des infections urinaires par compression constante de l'urètre.

L'utilisation des spermicides constituent également un facteur favorisant.

  • Les habitudes d'hygiène :

L'utilisation régulière de produits de toilette intime irrite la région génito-urinaire et entraîne un déséquilibre de la flore bactérienne du vagin. Ceci facilite alors la prolifération des germes au niveau du vagin et expose l'urètre à une éventuelle contamination.

Les urines constituent en effet un bon milieu de culture pour ces germes. L'organisme se défend contre l'infection urinaire par la vidange de la vessie : un apport d'eau suffisant 1.5L à 2L par jour pour assurer un bon débit urinaire est donc primordial.

Les facteurs de risque chez l'homme

Chez l'homme, il est fréquent qu'on ne retrouve aucune cause à l'infection urinaire.

  • Avant l'age de 50 ans, l'infection est souvent due à un rapport sexuel non protégé.
  • Chez l'homme plus âgé, la cause la plus fréquente est la présence d'unehypertrophie bénigne de la prostate (adénome prostatique) qui comprime l'urètre et engendre une stase de l'urine dans la vessie.
  • L'hypertrophie bénigne de la prostate et la prostatite entraîne une compression de l'urètre et perturbe le passage et l'évacuation des urines. La stagnation des urines au niveau de cet endroit facilite la prolifération des germes et le développement d'une infection. Ces maladies étant plus fréquentes vers l'âge de 50 ans, ceci explique alors la rareté des infections urinaires avant cet âge.
  • Tous les obstacles à l'écoulement de l'urine sont des facteurs d'infection urinaire : compressions de la voie urinaire, calculs, maladie du col de la vessie, pathologie de la prostate chez l'homme, rétrécissement de l'urètre, etc.
  • Enfin, certains dysfonctionnements neurologiques de la vessie, les infections des organes voisins (appareil gynécologique, anus) et toutes les manoeuvres intra-urétrales (sondes urinaires par exemple) sont des causes plus rares.

Les Complications possibles

Si l’infection n’est pas traitée, l’agent infectieux continue à se multiplier et à envahir les voies urinaires. Cela peut mener à un problème plus grave aux reins, comme une pyélonéphrite. Exceptionnellement, une infection urinaire peut s’aggraver au point d’entraîner une septicémie ou une insuffisance rénale. Dans tous les cas, il importe de consulter un médecin en cas de signes d’infection urinaire.

Que faire devant une infection urinaire?

Le traitement médicamenteux des infections urinaires reposent sur la prescription d’antibiotiques.

La prise d’antibiotiques sans avoir effectué de consultation ou d’analyses urinaires peut aggraver la prolifération des germes, rendant ainsi difficile la prise en charge de l’infection.

Les récidives sont fréquentes (surtout chez la femme) et nécessitent souvent des mesures préventives efficaces.

Une consultation médicale

Devant tout signe urinaire anormal, une consultation médicale s'impose. L'automédication est fortement déconseillée car le traitement est fonction du type d'infection, des germes en cause et des antécédents médicaux du patient.

Le médecin demande généralement un examen des urines: ECBU (examen cytobactériologique des urines). Plusieurs critères et paramètres sont analysés au cours de cet examen :

- La limpidité de l'urine

- La présence et le nombre de globules blancs

- La présence d'éventuels cristaux

- La présence et l'identification des germes

Ensuite l'antibiogramme permet de rechercher la sensibilité du germe aux antibiotiques afin de définir l'antibiotique adéquat au traitement.

Le médecin peut également effectuer une analyse des urines à l'aide de bandelette réactive : une infection urinaire est suspectée en cas d‘augmentation des globules blancs et lors d'une réaction positive sur la transformation des nitrates et nitrites.

Avec un traitement aux antibiotiques, les signes s'améliorent en 2 ou 3 jours. Cependant, la prise des médicaments devra être continue en respectant les doses et la durée prescrites par le médecin.

Conseils pratiques

Éviter toute automédication. Les antibiotiques doivent être obligatoirement prescrits par un médecin et adaptés au type de germes en cause ainsi qu'à la localisation de l'infection urinaire. De plus, la prise d'antibiotique avant une consultation médicale pourrait fausser les résultats d'un examen des urines.

Assurer une miction régulière (une miction toutes les 3 à 4 heures dans la journée). Ceci nécessite une consommation régulière d'eau

Traiter correctement les diarrhées et les constipations, les infections génitales, afin de ne pas contaminer les voies urinaires, notamment chez la femme éviter les produits irritants lors des toilettes intimes (gel, produits parfumés…)

Éviter, durant l'évolution de la maladie, la consommation d'aliments irritant la vessie (café, alcool, boissons gazeuses, aliments épicés).


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